La Commission électorale nationale indépendante (CENI) intensifie ses opérations d’inscription des électeurs à Madagascar. Après avoir installé des dispositifs à Ambohijatovo et au stade Maki d’Andohatapenaka, elle intervient désormais directement dans les administrations publiques. Cette stratégie vise à faciliter les démarches des citoyens dont les obligations professionnelles ne permettent pas de se présenter dans les bureaux habituels.
Depuis cette semaine, des équipes déployées par les structures de district se rendent dans plusieurs institutions de la capitale. La Présidence de la République, la Primature, différents ministères, le Pôle anticorruption (PAC) et l’École nationale d’administration (ENAM) figurent parmi les premiers établissements concernés.
La CENI ne limite cependant pas ses interventions aux administrations. Ses agents effectuent également des visites de porte à porte et mobilisent les ressources disponibles au niveau des fokontany pour identifier et accompagner les personnes devant figurer sur les listes électorales.
Les prochaines étapes concernent les marchés, les entreprises privées et d’autres espaces fréquentés par la population. Parallèlement, la commission prévoit un dispositif d’inscription sur Internet et des bureaux de réception des documents de recensement dans les chefs-lieux de province.
Le président de la CENI, Thierry Rakotonarivo, insiste sur la nécessité de permettre au plus grand nombre d’exercer ses droits civiques, tout en privilégiant l’exactitude des données recueillies. Selon le calendrier provisoire annoncé, cette opération de renouvellement intégral doit se poursuivre jusqu’à fin novembre.
La question des doublons refait surface
Cette multiplication des canaux d’inscription soulève néanmoins une interrogation essentielle : comment garantir qu’une même personne ne soit pas enregistrée plusieurs fois ?
Entre les recensements à domicile, les inscriptions dans les fokontany, les interventions sur les lieux de travail et la future plateforme numérique, la centralisation et le recoupement des informations deviennent déterminants.
Le sujet rappelle directement la controverse de 2020, qui avait précipité le départ de Thierry Rakotonarivo de la vice-présidence de la CENI. Il avait alors signalé des anomalies concernant plus d’un million de numéros de cartes d’identité identiques dans le fichier électoral, ainsi que d’autres cas de doublons.
Une procédure de destitution avait été engagée à son encontre avant sa démission, officiellement constatée par la Haute Cour constitutionnelle en mars 2020.
Ces révélations avaient relancé les interrogations sur la fiabilité des listes utilisées lors des scrutins précédents, notamment la présidentielle de 2018 remportée par Andry Rajoelina. Il convient toutefois de distinguer les numéros d’identité identiques des inscriptions multiples d’un même électeur : ces anomalies ne démontrent pas, à elles seules, une fraude ayant déterminé le résultat du scrutin.
Revenu à la tête de la CENI, Thierry Rakotonarivo avait de nouveau évoqué ce dossier en décembre 2025, affirmant disposer de documents permettant d’étayer ses précédentes déclarations.
Aujourd’hui, la multiplication des inscriptions rend d’autant plus importante la mise en place de contrôles rigoureux. Quels mécanismes permettront de détecter les doublons entre les différents points de recensement ? Comment les numéros de cartes d’identité seront-ils vérifiés ? Un audit indépendant sera-t-il réalisé avant la validation définitive du fichier ?
Autant de questions auxquelles la CENI devra apporter des réponses précises. Car au-delà de l’accessibilité des inscriptions, c’est également la confiance des citoyens dans les prochaines élections qui est en jeu.
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Vos commentaires
Tous les habitants électeurs et en âge de voter se trouvent dans chaque fokontany, et il est impératif que chaque électeur s’inscrive et soit recensé auprès du fokontany.
Cette inscription en dehors du fokontany et auprès d’autres bureaux spécialement créés pour s’y faire est dangereux car tout le monde sait que la première manipulation des opérations électorales se fait toujours à partir de la liste des électeurs.
Cette manière de procéder donne l’impression que la CENI veut encore mettre le fokontany et le Fokonolona à la place et attributions d’executants et spectateurs passifs dans les opérations de vote, d’où cette décision administrative de procéder à la nomination des chefs fokontany par les chefs de Districts fonctionnaires...
On ne cesse jamais de réitérer les rôles et place détenus par le Fokonolona des fokontany dans la lutte contre les fraudes électorales, la liste électorale devrait être une propriété du Fokonolona et affichée librement auprès de chaque bureau du fokontany en toute transparence et à tout moment.
Tous les habitants du fokontany se connaissent et les relations communautaires occupent une position primordiale dans l’identification des "intrus" et des "mercenaires" utilisés par certains responsables mal intentionnés payés pour effectuer le bourrage des urnes...
Les votes à partir d’ordonnance venant du tribunal devraient être très exceptionnels...
Rappelons-nous des élèves bidasses par milliers envoyés pour voter dans plusieurs bureaux de vote à la fois du temps du français Calife...
Attention ! Danger en vue !
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Toi tu as vraiment la tête dure , Rajoel est un indigène Gasy et même si il a pris la nationalité française cela ne fait pas de lui un français ! Vous êtes fatiguant vous les gasy , toujours dans la victimisation et jamais responsable de rien , pas étonnant que vos dirigeants vous manipulent aussi facilement !