La préparation des prochaines échéances électorales entre dans une nouvelle phase à Madagascar. Du 1er au 8 septembre, la présidence de la Refondation de la République réunira à Iavoloha partis politiques, groupements, organisations de la société civile spécialisées dans les questions électorales et représentants des forces vives. Les structures politiques et les OSC devront justifier d’une existence légale régulière pour prendre part aux échanges.
Cette rencontre prolonge une démarche engagée à la fin du mois de juillet par le colonel Michaël Randrianirina. Le chef de l’État avait notamment rencontré deux anciens dirigeants du pays le 27 juillet, première étape d’une série d’échanges consacrés à l’avenir politique et institutionnel. L’enjeu consiste désormais à faire émerger une position suffisamment partagée pour préparer les futurs scrutins sans prolonger la période actuelle. À son retour du sommet de la SADC, le 18 août, le président avait confirmé l’objectif d’élections en 2027 et évoqué la nécessité d’avancer rapidement.
La Ceni occupe une place centrale dans ce processus. La refonte de la liste électorale doit lui permettre d’être techniquement en mesure d’organiser un scrutin à partir de juillet 2027. Mais le calendrier annoncé par les autorités reste particulièrement contraint. Le chronogramme présenté à la SADC le 28 février envisage une première consultation électorale entre mai et juillet 2027, sous la forme d’un référendum ou d’une élection constitutionnelle. L’élection présidentielle interviendrait ensuite entre septembre et décembre.
Une autre temporalité pourrait cependant compliquer cette programmation. Le calendrier de la concertation nationale conduite sous l’égide du FFKM prévoit que ses conclusions ne soient disponibles qu’après mai 2027. Or ces travaux doivent notamment alimenter les futurs textes constitutionnels destinés, à terme, à être soumis aux électeurs. Organiser une consultation constitutionnelle dès juillet laisserait donc une marge de manœuvre réduite.
Les autorités entendent éviter que cette contrainte ne ralentisse l’ensemble des préparatifs. Lors du lancement de la concertation nationale, le colonel Thierry Rampanarivo, haut conseiller de la Refondation, avait défendu le principe de travaux simultanés : les réformes électorales pouvant être engagées immédiatement ne devraient pas attendre l’achèvement du dialogue national. L’ambition affichée reste celle de scrutins transparents, crédibles, pacifiques et bénéficiant d’une large acceptation.
La rencontre d’Iavoloha pourrait ainsi servir à régler en amont plusieurs questions politiques sensibles. Les participants devront notamment rechercher un terrain d’entente sur la gouvernance électorale, les garanties entourant les scrutins et leur ordre d’organisation. Avec un calendrier aussi resserré, l’hypothèse d’une présidentielle organisée avant la consultation constitutionnelle pourrait également alimenter les discussions.
Autre dossier potentiellement délicat : les critères d’éligibilité à la présidentielle. Derrière les aspects techniques de la préparation électorale se profile donc un débat déterminant sur les règles du prochain cycle politique. Pendant huit jours, Iavoloha devra tenter de rapprocher des positions parfois divergentes afin de transformer le calendrier annoncé pour 2027 en processus électoral accepté par les principaux acteurs du pays.
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Vos commentaires
L’initiative de pré-concertation évoquée est louable et devrait aboutir dans le sens de l’ambition affichée : des élections sincères, crédibles et transparentes.
Mais des pré-requis sont indispensables afin de dissiper les doutes et mefiances par rapport aux pratiques ayant cours durant le régime déchu du français fugitif et criminel :
1- suspension des missions attribuées à la HCC et la CENI, et transfert de leurs attributions respectives à la Cour Suprême et au ministère de l’intérieur.
2- une définition des critères à retenir pour le choix des membres du "Comité d’experts" en charge de la transcription des résolutions issues de la concertation nationale en proposition de loi fondamentale.
Ces deux conditions sont nécessaires afin de résorber les retombées négatives des actes successifs de rétropédalages opérés depuis le 14 octobre 2025...
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Sur tous les thèmes du jour Vohitra a bondit comme un "lutin" qui sort de sa boite pour donner un avis négatif sur tout ce qui est écrit...faut juste se faire voir pour exister sinon il ne sert à rien sauf à diaboliser un peu plus chaque jour son pays.
A la différence d’un rabougri qui n’a rien à dire ou qui a du mal à comprendre ou qui ne sait rien de ce qui se passe autour de lui...
Le rabougri ne se concentre pas du tout sur la compréhension du sujet à débattre ni des enjeux qui se présentent...
Il se croit pouvant capter l’attention du fait qu’il est tout simplement un gaulois...seulement le hic, c’est un gaulois taré...